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Une petite pincée

Le 11 octobre 2015, 10:13 dans Humeurs 39

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                                                          (salières Peugeot exposées aux Salines de Salins)  

    

                                                                                                  Bonjour !

 

Une pincée de sel au p'tit déj, ce n'est peut-être pas ce que vous préférez, mais Fiston est sorti hier soir et n'est pas encore rentré, donc je profite de l'ordi.

 

En 1771, pour moderniser les salines de Salins, limiter le transport du bois de chauffe et mieux se prémunir contre les vols,  il est décidé de créer une nouvelle saline, à environ 15 kms de Salins, près de la forêt,  entre les villages d'Arc et de Senans. Louis XV nomme l'architecte Claude Nicolas Ledoux Commissaire des Salines de Franche-Comté. Son 1er projet est refusé

une forteresse carrée laisse des angles morts vulnérables en cas d'attaque ? Ledoux en propose donc une ronde

Les travaux de ces Salines Royales débutent en 1775 et s'arrêteront en 1779 à la moitié de la construction, soit un 1/2 cercle, faute de financement.

Comme il n'y a pas de sel à cet endroit, l'eau salée puisée à Salins est transportée sur les lieux par un samoduc constitué de troncs de sapins évidés et enterrés qui longe sur 21 kms les rivières La Furieuse puis la Loue. Cette eau est véhiculée dans un bâtiment de "graduation" par 2 roues à aube actionnées par une dérivation de La Loue et 6 pompes. Le bâtiment, long de 500m, est en bois, ouvert au vent pour augmenter la teneur en sel, donc diminuer le temps de chauffe et ainsi économiser du combustible. La saumure passe ainsi de 30g de sel au litre à 140g, puis est stockée dans une citerne enterrée de 200 000l en attendant d'être transportée avec des pompes mues par des chevaux vers le bâtiment des poêles.

                                                                          bâtiment détruit en 1920

 

Le bâtiment de chauffe de la saumure contient 4 poêles, identiques à celles de Salins. Le sel est récolté de la  même façon et dans les mêmes conditions qu'à Salins. (j'ai vu ces poêles en 95 ou 96, mais aujourd'hui il n'en reste rien, une dalle a été coulée dessus et le bâtiment accueille des évènements divers)

http://wheb.ac-reims.fr/ressourcesdatice/DATICE/hist_geo_ed_civ/arc-senans/panorama/bat_sel_ouest.jpg

 

La production débute dès 1778 (avant l'arrêt des travaux) avec 30 000 à 40 000 quintaux, au lieu des 60 000 prévus. En 1791, la houille remplace le bois. A Salins, on arrive à capter l'eau salée plus profondément, donc plus chargée en sel et le bâtiment de graduation devient inutile. Dès 1840, on envisage l'arrêt de cette saline, mais il ne se fera qu'en 1894 après une condamnation pour une nouvelle pollution de l'eau potable des villages à cause d'une fuite du samoduc. Abandonnée, elle est rachetée par le Conseil Régional du Doubs en 1927 et classée aux Monuments Historiques. Une 1ère restauration débute en 1932. Elle sert tour à tour d'entrepôt, d'accueil pour les réfugiés espagnols, de campement pour les troupes allemandes qui en font aussi un camp d'internement pour les tziganes, puis après la guerre de dépôt d'archives et un foyer rural, jusqu'en 1972. Inscrite au patrimoine Mondial de l'Unesco en 1982, les travaux de restauration reprennent en 1996 et s'achèvent en 2000 avec la réfection des jardins.

 

La dernière fois que je suis allée aux Salines, c'était avec Chris et son mari, et j'avais oublié de mettre en charge mon appareil photos, donc je ne peux que vous mettre des photos internet.

Le porche d'entrée

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entourant l'entrée, les bâtiments des gardes aujourd'hui musée dédié aux oeuvres de Ledoux avec leurs maquettes

http://wheb.ac-reims.fr/ressourcesdatice/DATICE/hist_geo_ed_civ/arc-senans/panorama/bat_gardes.jpg

 

Face à l'entrée, la maison du Directeur

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La façade comporte des colonnes (spécialité de Ledoux), comme à l'entrée, mais le fronton comporte en plus un "occulus", symbole de l'oeil du Directeur qui voit tout et dirrige tout.

Les salles du bas présentent l'histoire du sel en images. La partie haute centrale était la chapelle. Les offices étaient obligatoires pour tous, les autorités dans la tribune et les galeries, les ouvriers sur l'escalier debouts face à l'autel (la statue).

 

les logements des ouvriers (les berniers), aujourd'hui salles de réunion ou d'expos temporaires

http://wheb.ac-reims.fr/ressourcesdatice/DATICE/hist_geo_ed_civ/arc-senans/panorama/bernier_est.jpg

 

il y a 2 berniers comprenant chacun 12 chambres de 4 lits avec au centre une grande salle commune avec cuisine et une immense cheminée "conviviale" pour les veillées et chauffer les chambres. Les ouvriers y vivaient avec leur famille. Derrière les berniers, chaque famille cultivait son lopin de potager. Ils ont été restauré en 2000 en instituant chaque année un thème comme cela se fait au château de Chaumont sur Loire, mais c'est plutôt tristounet. Avec Chris nous y avons découvert parmi les aromatiques une "mertensia maritima", une plante au goût d'huitre (on a goûté, c'est vrai). Ce n'est néanmoins pas le bonheur pour les ouvriers. Ils sont surexploités, mal payés, et la Franche-Comté ce n'est pas Paris, les hivers y sont bien plus rudes, la cheminée centrale ne chauffe pas les chambres aux extrémités.

 

La seule déco sur les murs des bâtiments, ce sont des "fontaines d'eau salée"

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L'autre 1/2 cercle qui n'a pas été construit devait accueillir un marché, des commerces, un hôpital, une église avec  une nécropole, un palais de justice, des bains et une "maison de plaisirs".

 

 

Merci à toutes les courageuses qui vont lire tout çà.

 

                                                                  Bon Dimanche. Bisous

 

Interlude

Le 7 octobre 2015, 16:15 dans Humeurs 11

                                                                                  Bonjour les Copines !

 

Vous souvenez-vous, dans les années 60 jusqu'aux années 80, entre 2 émissions télé il y avait un interlude pour nous faire patienter ? La pendule, le parapluie qui se transformait en femme (ou c'était le contraire ?), le train rébus, les shadocks,

alors aujourd'hui quelques photos de mon unique sortie de l'été pour vous faire patienter avant de reprendre la route du sel.

 

Pendant que leurs parents étaient partis camper 3 jours au lac de Chalain comme chaque année, j'ai emmené mes petits-enfants au Dino-zoo. On a retrouvé des traces de dinosaures dans plusieurs endroits du Jura. Cela a donné l'idée à un ex-paysan de transformer sa ferme en un parc avec des reproductions grandeur nature de dinosaures. Depuis son ouverture il s'est bien agrandi, c'est devenu tant ludique que pédagogique, et c'est la sortie des grands-parents avec leurs petits-enfants.

Les miens m'ont fait faire une photo devant chaque dino !  je vous en fais donc profiter, de quelques unes, mais ne me demandez pas le nom des bestioles !

 

A un endroit du parc, dans une brousse de bambous, on entend soudain un énorme grognement. Cà fait sursauter ! Une Mamie m'a dit "on a beau savoir que c'est du faux, je ne viendrais pas là la nuit !".

 

Et puis il y a le manège des dinos, avec accompagnement obligatoire pour les "petits". J'ai donc été obligée d'y monter avec ma petite-fille, à son grand dam de ne pas être une "grande" comme son frère, et aussi au mien, même enfant je n'aimais pas les manèges. Mais je vous assure qu'il y avait des Papy drôlement contents au vu de leur mine réjouie.

 

                                                                                      Bisous.

Rentrée

Le 6 août 2015, 08:53 dans Humeurs 31

Bonjour les Copinautes !

 

Il était prévu que je sorte de l'hôpital à la fin de la semaine, mais une urgence requerrait mon lit, donc je suis sortie, en 10 mn, mardi soir. Les examens peuvent se faire en externe. J'étais bien contente parce-que finalement mes Bretons arrivent plus tôt que prévu, aujourd'hui vers midi, ma fille s'est cassé le pied mardi soir et elle est en arrêt de travail jusqu'au 15 septembre. Avec tout çà, je ne suis pas débordée mais noyée (le comble pour une grenouille !!). Hier et ce matin , j'ai eu beau me lever en même temps que Fiston à 5h30, il est clair que peu de choses seront prêtes avant leur arrivée, d'autant que je suis plus lente qu'un escargot... mais c'est l'été, c'est les vacances, il fait beau et chaud, alors zut pour le reste !

Je vous dis "à la rentrée de septembre". Bisous à toutes avec une pensée particulière pour Mamisha.

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