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Presque ressucitée !

Le 3 août 2015, 16:51 dans Humeurs 10

 

Bonjour à toutes,

 

Je ne peux pas vous mettre une image, mais au moins je peux vous écrire, c'est déjà mieux que rien... Fiston m'a apporté son ordi portable et l'infirmière me l'a branché.

 

J'ai atterri aux urgences du CHU dimanche dernier, avec une fièvre de cheval. La fièvre est tombée mercredi mais comme ils n'arrivent pas à identifier une pauvre petite bactérie, ils m'ont gardée. Je pourrai peut-être sortir demain soir.

 

Mille bisous à toutes. Je vais aller vous lire.

Petites histoires...

Le 19 juillet 2015, 08:47 dans Humeurs 10

 

 

 

 

 

BONJOUR !

Il a plu un peu ce matin, et voilà le soleil qui revient. Que souhaiter de mieux ? Cà fait du bien autant à la Nature qu'aux Hommes.

Connaissez-vous cette légende du sel ? Ma Grand-Mère me racontait à peu près la même histoire, il y a bien longtemps, avec les fameux albums du Père Castor. En voici le copier-coller d'internet.

 

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Il y a fort longtemps vivaient en Chine deux frères. Wang, l'aîné, était le plus fort et brimait sans cesse son cadet. À la mort de leur père, les choses ne s'arrangèrent pas et la vie devint intenable pour Wang-cadet. Wang-l'aîné accapara tout l'héritage du père : la belle maison, le buffle et tout le bien. Wang-cadet n'eut rien du tout et la misère s'installa bientôt dans sa maison.
Un jour, il ne lui resta même plus un seul grain de riz. Il fut donc obligé de se rendre chez son frère pour ne pas mourir de faim. Arrivé sur place, il le salua et lui parla en ces termes : « Frère aîné, prête-moi un peu de riz. » Mais son frère, qui était très avare, refusa tout net de l'aider et le cadet repartit bredouille.
 
Ne sachant que faire, Wang-cadet s'en alla pêcher au bord de la mer jaune. La chance n'était pas de son côté, car il ne parvint pas à attraper le plus petit poisson. Il rentrait chez lui les mains vides, la tête basse, le cœur lourd quand soudain, il aperçut une meule au milieu de la route. « Ça pourra toujours servir ! » pensa-t-il en ramassant la meule, et il la rapporta à la maison.
Dès qu'elle l'aperçut, sa femme lui demanda : « As-tu fait bonne pêche ? Rapportes-tu beaucoup de poissons ?
— Non, femme ! Il n'y a pas de poisson. Je t'ai apporté une meule.
— Wang-cadet, tu sais bien que nous n'avons rien à moudre : il ne reste pas un seul grain à la maison. »
Wang-cadet posa la meule par terre et, de dépit, lui donna un coup de pied. La meule se mit à tourner, à tourner et à moudre. Et il en sortait du sel, des quantités de sel. Elle tournait de plus en plus vite et il en sortait de plus en plus de sel.
Wang-cadet et sa femme étaient tout contents de cette aubaine tandis que la meule tournait, tournait et le tas de sel grandissait, grandissait. Wang-cadet commençait à avoir peur et se demandait comment il pourrait bien arrêter la meule. Il pensait, réfléchissait, calculait, il ne trouvait aucun moyen. Soudain, il eut enfin l'idée de la retourner, et elle s'arrêta.
À partir de ce jour, chaque fois qu'il manquait quelque chose dans la maison, Wang-cadet poussait la meule du pied et obtenait du sel qu'il échangeait avec ses voisins contre ce qui lui était nécessaire. Ils vécurent ainsi à l'abri du besoin, lui et sa femme.
Mais le frère aîné apprit bien vite comment son cadet avait trouvé le bonheur et il fut assailli par l'envie. Il vint voir son frère et dit : « Frère-cadet, prête-moi donc ta meule. » Le frère cadet aurait préféré garder sa trouvaille pour lui, mais il avait un profond respect pour son frère aîné et il n'osa pas refuser.
Wang-l'aîné était tellement pressé d'emporter la meule que Wang-cadet n'eut pas le temps de lui expliquer comment il fallait faire pour l'arrêter. Lorsqu'il voulut lui parler, ce dernier était déjà loin, emportant l'objet de sa convoitise.
Très heureux, le frère aîné rapporta la meule chez lui et la poussa du pied. La meule se mit à tourner et à moudre du sel. Elle moulut sans relâche, de plus en plus vite. Le tas de sel grandissait, grandissait sans cesse. Il atteignit bien vite le toit de la maison. Les murs craquèrent. La maison allait s'écrouler.
Wang-l'aîné prit peur. Il ne savait pas comment arrêter la meule. Il eut alors l'idée de la faire rouler hors de la maison, qui était sur une colline. La meule dévala la pente, roula jusque dans la mer et disparut dans les flots.
Depuis ce temps-là, la meule continue à tourner au fond de la mer et à moudre du sel. Personne n'est allé la retourner.
Et c'est pour cette raison que l'eau de la mer est salée.
 
Histoire pas du tout franc-comtoise (!), il y en a d'autres aussi,  mais il y avait quelques coutumes à Salins.
A commencer, par "la cueillette de la chance". On allait présenter son nouveau-né à la famille et aux voisins qui offraient au bébé un oeuf, symbole de santé, et un cornet de sel, symbole de sagesse.
Pendant la nuit de la St Jean, les jeunes-filles jetaient une pincée de sel dans le brasier. Si le feu crépitait elles trouveraient un mari dans l'année.
Au 18e siècle, pendant la nuit, les "sorciers" plaçaient un fagot d'épines saupoudré de sel devant la maison de celui auquel ils voulaient jeter un sort maléfique.
Le soir de Noël, juste avant la messe de Minuit, on disposait sur la table de la cuisine 12 demi-oignons saupoudrés de sel correspondant aux 12 mois de l'année. Là où le sel avait fondu, le mois était pluvieux. Je connais des gens qui le font encore, (mais je trouve les résultats pas très fiables !).
Pour compléter le folklore, en 2000, s'est créé la Confrérie de l'Or Blanc.

avec pour Commandements :
-je ne banaliserai jamais le Sel, élément de Vie;
-je le respecterai, il assure la conservation;
-je n'oublierai pas ses pouvoirs magiques;
-je le mélangerai au froment, pour le partager en signe d'amitié;
-je contemplerai nos Salines, gardiennes de nos sources bienfaisantes;
-je n'oublierai pas qu'il est source de guérison et de saveur;
-je clamerai la gloire de Salins
Toujours transmettra,
Jamais ne trahira.
Je file à la boulangerie. J'espère qu'il a assez plu pour que je réussisse à enlever jusqu'au bout des racines les chardons qui poussent généreusement dans la pelouse (!). Il faut que je finisse la peinture commencée hier dans la cuisine, que je repasse 2 lessives, et encore plein de choses qui feront que la journée va encore passer comme un éclair en me laissant le sentiment de n'avoir rien fait ou presque !
Bisous à toutes et bon dimanche.

 

Dans la vallée... 2

Le 14 juillet 2015, 08:28 dans Humeurs 5

 

Il est 6h15, le ciel est bleu et il fait déjà chaud.

Et je pense à ces ancêtres qui exerçaient des travaux déjà pénibles mais qui devenaient horribles à supporter par ces temps de chaleur. Parmi eux, il y avait les saulniers de Salins. Peut-être pas ceux qui travaillaient en sous-sol pour l'extraction de la muire, mais certainement pour ceux qui en tiraient le sel dans les bâtiments "au sol".

 

L'eau salée était transportée par des samoducs en bois

jusque dans une immense salle où se trouvaient 2 bernes (des chaudières). Le sel était d'exploitation ignifuge. Il fallait chauffer l'eau salée pour la faire évaporer jusqu'à ce qu'il ne reste que le sel, soit pendant 13h.  En 1750, jusqu'à 6500 chevaux transportaient le bois nécessaire à la chauffe depuis la forêt de Chaux (3e forêt de France), à environ 40 kms. A partir du début 19e on utilisera du charbon.

Les "jure-bois" (ceux qui s'occupaient du feu) allumaient le feu dans ce vaste trou. Dessus on posait des "poêles" faites de plaques de fer rivetées et qu'on remplissait d'eau salée.

 

Pendant 4h on entrenait un feu dense pour faire bouillir cette eau, puis un feu modéré pendant 4 h pour cristalliser le sel, puis un feu doux pendant 5 h pour finir l'évaporation de l'eau.  Ensuite, les "tiraires" (en général des femmes) tiraient le sel à l'aide de "râbles" (râteaux).

Ce sel était stocké dans un grenier,  soit en grains dans des "bosses" (tonneaux en sapin) ou en pains dans "l'ouroir" où il continuait de sécher pendant 10h.

On a produit jusqu'à 20 tonnes de sel par jour.

Surnommé 'l'or blanc", le sel a toujours attiré les convoitises. Celles des contrebandiers, la Suisse est toute proche, ce qui a mené à une police spéciale, "les Gabelous", du nom de la Gabelle, impôt sur le sel créé au 14e sous Philippe VI.  Ceux qui se faisaient prendre étaient marqués au fer rouge d'un "G", puis à partir de 1680 condamnés aux galères, et à partir de 1704 à la peine de mort. Il en reste un "sentier des Gabelous" pour les randonneurs.

 

En 1806, les salines sont achetées par la Compagnie des Salines de l'Est, puis en 1862 par les Salins du Midi. L'exploitation des marais salants du midi est beaucoup moins onéreuse et les salines de Salins cessent leur activité en 1962. La Ville les achète en 1966. Elles sont placées au Patrimoine de l'Unesco depuis 2009. Je crois qu'elles sont le seul exemple qu'il reste en France d'exploitation ignigène du sel.

 

Le temps d'écrire tout cela et surtout de trier les photos, le ciel est devenu bleu azur sans trace du moindre nuage, le soleil brille, il faut que j'aille vite refermer volets et fenêtres pour garder un peu de fraîcheur dans la maison. Malheureusement je ne peux plus rien pour le jardin, j'ai épuisé les réserves d'eau de pluie et on est en restriction d'eau donc arrosages interdits. Toutes mes fleurs ont "cramé".  Mais les touristes sont gâtés...

Bonne journée à toutes. Bisous

 

 

 

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