BONJOUR !

Il a plu un peu ce matin, et voilà le soleil qui revient. Que souhaiter de mieux ? Cà fait du bien autant à la Nature qu'aux Hommes.

Connaissez-vous cette légende du sel ? Ma Grand-Mère me racontait à peu près la même histoire, il y a bien longtemps, avec les fameux albums du Père Castor. En voici le copier-coller d'internet.

 

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Il y a fort longtemps vivaient en Chine deux frères. Wang, l'aîné, était le plus fort et brimait sans cesse son cadet. À la mort de leur père, les choses ne s'arrangèrent pas et la vie devint intenable pour Wang-cadet. Wang-l'aîné accapara tout l'héritage du père : la belle maison, le buffle et tout le bien. Wang-cadet n'eut rien du tout et la misère s'installa bientôt dans sa maison.
Un jour, il ne lui resta même plus un seul grain de riz. Il fut donc obligé de se rendre chez son frère pour ne pas mourir de faim. Arrivé sur place, il le salua et lui parla en ces termes : « Frère aîné, prête-moi un peu de riz. » Mais son frère, qui était très avare, refusa tout net de l'aider et le cadet repartit bredouille.
 
Ne sachant que faire, Wang-cadet s'en alla pêcher au bord de la mer jaune. La chance n'était pas de son côté, car il ne parvint pas à attraper le plus petit poisson. Il rentrait chez lui les mains vides, la tête basse, le cœur lourd quand soudain, il aperçut une meule au milieu de la route. « Ça pourra toujours servir ! » pensa-t-il en ramassant la meule, et il la rapporta à la maison.
Dès qu'elle l'aperçut, sa femme lui demanda : « As-tu fait bonne pêche ? Rapportes-tu beaucoup de poissons ?
— Non, femme ! Il n'y a pas de poisson. Je t'ai apporté une meule.
— Wang-cadet, tu sais bien que nous n'avons rien à moudre : il ne reste pas un seul grain à la maison. »
Wang-cadet posa la meule par terre et, de dépit, lui donna un coup de pied. La meule se mit à tourner, à tourner et à moudre. Et il en sortait du sel, des quantités de sel. Elle tournait de plus en plus vite et il en sortait de plus en plus de sel.
Wang-cadet et sa femme étaient tout contents de cette aubaine tandis que la meule tournait, tournait et le tas de sel grandissait, grandissait. Wang-cadet commençait à avoir peur et se demandait comment il pourrait bien arrêter la meule. Il pensait, réfléchissait, calculait, il ne trouvait aucun moyen. Soudain, il eut enfin l'idée de la retourner, et elle s'arrêta.
À partir de ce jour, chaque fois qu'il manquait quelque chose dans la maison, Wang-cadet poussait la meule du pied et obtenait du sel qu'il échangeait avec ses voisins contre ce qui lui était nécessaire. Ils vécurent ainsi à l'abri du besoin, lui et sa femme.
Mais le frère aîné apprit bien vite comment son cadet avait trouvé le bonheur et il fut assailli par l'envie. Il vint voir son frère et dit : « Frère-cadet, prête-moi donc ta meule. » Le frère cadet aurait préféré garder sa trouvaille pour lui, mais il avait un profond respect pour son frère aîné et il n'osa pas refuser.
Wang-l'aîné était tellement pressé d'emporter la meule que Wang-cadet n'eut pas le temps de lui expliquer comment il fallait faire pour l'arrêter. Lorsqu'il voulut lui parler, ce dernier était déjà loin, emportant l'objet de sa convoitise.
Très heureux, le frère aîné rapporta la meule chez lui et la poussa du pied. La meule se mit à tourner et à moudre du sel. Elle moulut sans relâche, de plus en plus vite. Le tas de sel grandissait, grandissait sans cesse. Il atteignit bien vite le toit de la maison. Les murs craquèrent. La maison allait s'écrouler.
Wang-l'aîné prit peur. Il ne savait pas comment arrêter la meule. Il eut alors l'idée de la faire rouler hors de la maison, qui était sur une colline. La meule dévala la pente, roula jusque dans la mer et disparut dans les flots.
Depuis ce temps-là, la meule continue à tourner au fond de la mer et à moudre du sel. Personne n'est allé la retourner.
Et c'est pour cette raison que l'eau de la mer est salée.
 
Histoire pas du tout franc-comtoise (!), il y en a d'autres aussi,  mais il y avait quelques coutumes à Salins.
A commencer, par "la cueillette de la chance". On allait présenter son nouveau-né à la famille et aux voisins qui offraient au bébé un oeuf, symbole de santé, et un cornet de sel, symbole de sagesse.
Pendant la nuit de la St Jean, les jeunes-filles jetaient une pincée de sel dans le brasier. Si le feu crépitait elles trouveraient un mari dans l'année.
Au 18e siècle, pendant la nuit, les "sorciers" plaçaient un fagot d'épines saupoudré de sel devant la maison de celui auquel ils voulaient jeter un sort maléfique.
Le soir de Noël, juste avant la messe de Minuit, on disposait sur la table de la cuisine 12 demi-oignons saupoudrés de sel correspondant aux 12 mois de l'année. Là où le sel avait fondu, le mois était pluvieux. Je connais des gens qui le font encore, (mais je trouve les résultats pas très fiables !).
Pour compléter le folklore, en 2000, s'est créé la Confrérie de l'Or Blanc.

avec pour Commandements :
-je ne banaliserai jamais le Sel, élément de Vie;
-je le respecterai, il assure la conservation;
-je n'oublierai pas ses pouvoirs magiques;
-je le mélangerai au froment, pour le partager en signe d'amitié;
-je contemplerai nos Salines, gardiennes de nos sources bienfaisantes;
-je n'oublierai pas qu'il est source de guérison et de saveur;
-je clamerai la gloire de Salins
Toujours transmettra,
Jamais ne trahira.
Je file à la boulangerie. J'espère qu'il a assez plu pour que je réussisse à enlever jusqu'au bout des racines les chardons qui poussent généreusement dans la pelouse (!). Il faut que je finisse la peinture commencée hier dans la cuisine, que je repasse 2 lessives, et encore plein de choses qui feront que la journée va encore passer comme un éclair en me laissant le sentiment de n'avoir rien fait ou presque !
Bisous à toutes et bon dimanche.